3 % des utilisateurs du métavers portent un casque - Tech Insiders News, mars 2023

Une sélection de liens « signal plutôt que bruit » sur les technologies interactives, l'IA, le web3, la compréhension du monde, l'entrepreneuriat et la psychologie.
- Voici une statistique intéressante vue sur LinkedIn il y a quelques jours : elle affirme que seuls 3 % des utilisateurs accèdent au métavers avec un casque, le reste se faisant sur ordinateur et mobile. Moins surprenant qu'il n'y paraît. Voici pourquoi :
D'abord, aucune source n'est mentionnée pour ce graphique, ce qui laisse planer un doute.
Ensuite, qu'entendent-ils par « métavers » ? La définition est si large et diffère pour presque chacun.
Même imprécis, le ratio semble juste : accéder à des mondes virtuels comme Roblox, Spatial ou Zepeto est plus simple depuis un appareil classique que depuis un casque, et le choix y est plus large. Ce qu'il faut en retenir : quand on conçoit des expériences virtuelles, il faut supprimer la friction pour maximiser l'engagement, et un casque VR en reste une pour beaucoup de gens, tant par son prix que par sa prise en main.
En bref : n'utilisez pas la VR pour votre projet simplement parce que c'est cool ; utilisez-la parce qu'elle apporte réellement de la valeur à l'expérience utilisateur. Remettons l'intelligence dans l'expérience !
#ExperientialIntelligence
(Astuce : remplacez « VR » dans la phrase ci-dessus par n'importe quelle nouvelle technologie !)
Source : Metaversed - Nouvelle semaine de croissance exponentielle pour l'IA, accrochez-vous : GPT-4, Google Workspace, Midjourney V5, Microsoft 365 Copilot... Tout le monde s'y met, et le conseil que l'on voit le plus est : « Si vous ne l'utilisez pas, vous passez à côté et vous serez dépassé par les autres. »
Quand vous voyez de telles affirmations, rappelez-vous : c'est un piège multipolaire qui se déroule en temps réel sous nos yeux. C'est une concurrence malsaine, une force invisible née de notre instinct de survie.
Malheureusement, il est trop tard : la boîte de Pandore est ouverte, et l'on voit déjà d'innombrables usages, de la construction d'un site web à partir d'un dessin sur une serviette à quelqu'un qui alloue 100 dollars à GPT-4 en essayant d'en tirer le plus d'argent possible.
Les espoirs sont grands : cela pourrait permettre à beaucoup de créer leurs propres produits et de donner vie à leurs idées, un super-assistant pour tous. Des percées scientifiques. Un progrès technologique exponentiel.
Les inquiétudes sont grandes aussi. Les changements rapides de l'emploi et des compétences requises, entraînant d'immenses bouleversements économiques. Le faux (généré par IA) devenant impossible à distinguer du réel. Les erreurs, les hallucinations et le mésalignement de l'IA.
Que va-t-il se passer ? Difficile à dire. Cela se résoudra-t-il comme se résolvent d'ordinaire les pièges multipolaires ?
L'IA deviendra-t-elle omniprésente, avant que nous ne revenions à la case départ, en attendant la partie suivante ? Les seuls perdants seront-ils ceux qui ne sont pas tombés dans le piège, la société et l'environnement ? - Dans le même registre : la GTC de NVIDIA (GPU Technology Conference) commence aujourd'hui. Le leader des cartes graphiques a devancé tous ses concurrents ces dernières années grâce à l'industrie du jeu, bien sûr, mais surtout parce que ses GPU servent à... entraîner les IA.
Les IA de type GPT ont besoin d'une immense puissance de calcul pour être entraînées, et les GPU sont parfaits pour cela. OpenAI, Nvidia et Microsoft ont collaboré pendant des années pour construire une telle architecture.
Nous verrons ce qui ressortira demain de la keynote du PDG. Les sujets iront de l'IA générative aux percées scientifiques, en passant par le métavers et... l'informatique durable.
Ce dernier point est intéressant : les inquiétudes grandissent en effet sur l'impact environnemental des innombrables centres de données nécessaires pour alimenter l'engouement actuel autour de l'IA et du métavers. Que proposera Nvidia, et sera-ce du vent ? Nous verrons bien ;-)
L'image du jour, grâce à Midjourney : « Un humain et un robot IA devant un centre de données alimenté par la nature. »
Le résultat n'est pas celui attendu - IA mal alignée ! - mais j'aime bien le robot-arbre !